Les voyages forment la jeunesse, dit-on. La jeunesse, certes, mais également la sensibilité, la mémoire...
Et l'odorat.
C'est pour me nourrir d'odeurs nouvelles et envoûtantes, et aller à la rencontre d'acteurs de la parfumerie, que je décide, en décembre dernier, de prendre mon sac à dos et de partir quelque temps dans le sud de l'Inde.
Mon métier de parfumeur m'a guidée au milieu des plantations d'épices, de fleurs, à la découverte d'odeurs et de saveurs exotiques, exaltées par la chaleur environnante.
Impressions olfactives, photos, anecdotes seront donc les maîtres-mots de ce blog, dans lequel, je l'espère, professionnels des odeurs et novices passionnés de l'Inde pourront trouver de quoi satisfaire leur curiosité...

mardi 9 février 2010

Quelques mots sur les attars


Un attar est une huile parfumée, très visqueuse, pure, dont on dépose généralement une goutte derrière l'oreille, et qui est vendue en tout petits flacons.

En Inde, les attars sont essentiellement utilisés par les musulmans, car il s'agit d'une extraction sans alcool. A l'origine, il s'agissait d'extractions de rose, de jasmin sur de l'essence de santal.  Autant dire que, compte tenu du coût du santal et de la difficulté à l'obtenir, ce temps est révolu. Aujourd'hui, l'extraction sur essence de santal représente moins de 1% du marché.

Le flacon d'attar est aujourd'hui vendu aux alentours de 1-2 euros. Par conséquent, leur composition est majoritairement synthétique, même s'ils contiennent quelques naturels extraits sur des matières premières santalées du type Sandella.

Les attars sont généralement fabriqués par des sociétés familiales, essentiellement à Kannauj, dans l'Uttar Pradesh, non loin d'Agra.

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